Ludum Incipit – Rime

 

Ludum Incipit #1 – Rime. Les premières minutes.

Résultat de recherche d'images pour "rime"

Une vague passe sur le sable. Et disparaît. Inlassablement, son mouvement de va-et-viens nous berce.

Et voilà l’enfant. Endormi, échoué sur la plage. Il se réveille difficilement, son corps s’étire douloureusement tandis qu’il observe les alentours, interdit. Une île, semblerait-il, mais inhabitée. Pas même le son des mouettes dans le lointain, seulement le sifflement du vent dans les branchages épars et la respiration des vagues et l’exclamation de l’écume.

Quelques pas maladroits, le long du bord de mer. Faut-il aller à gauche ou à droite ? Le regard portait instinctivement à gauche, alors allons-y. Quelques rochers gravis plus loin, pour s’élever, l’évidence d’un grand trait blanc vertical qui barre l’horizon lointain s’impose à nous. Depuis la plage, elle devait déjà être visible. Cette grande tour blanche. Mais là, elle prend tout mon regard, et c’est évident. C’est ma destination.

Encore quelques pas. Cri bref. Mon pied ne rencontre pas la roche, mais bascule en avant. Je nage en rond. Là encore, je ne vois pas où aller. J’opte finalement pour les rochers à droite, un peu plus bas que les autres. J’arrive à les gravir.

Résultat de recherche d'images pour "rime"

D’un coup, je me trouve dans une plaine remplie de ruines. Mais là encore, quelque chose ne va pas. Je comprends vite que je dois « activer » cette gigantesque statue de renard. Mais quel intérêt ? Pourquoi faire ça ? J’obtempère néanmoins.

Finalement je ne suis pas totalement seul. Des marcassins et des phacochères gambadent dans la prairie. Pas bien méchants, mais encombrants et bruyants. Et puis, la statue activée, un petit renard roux me suit désormais. Pourtant, je n’arrive pas à me sentir lié à ce sautillant compagnon. Son jappement aigu finira même par m’exaspérer.

Je me perds plusieurs fois, en manque de repère. Au milieu de ruines qui voudraient m’évoquer des civilisations perdues mais qui de fait ne murmurent rien. J’avance dans une poétique carte postale, une disposition élégamment préparée aux couleurs saturées, mais qui ne dit rien. Que le silence du vide.

J’avance dans un manque d’identité.

 

Rime ne m’aura pas convaincu. Son manque de personnalité et de propos est hélas rédhibitoire. En réalité, la fin donne rétrospectivement du sens au parcours, mais là encore, malgré l’émotion évidente du thème abordé, quelque chose manque, l’univers manque de réelle cohérence. Reste de beaux graphismes colorés, certains niveaux (dont celui de la pluie) assez saisissant visuellement et quelques ébauches d’idées qui auraient pu être plus développées comme la voix du garçon. Dommage.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s