Rodin, l’exposition du centenaire

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Il est là. Le Penseur, bien sûr. D’autres aussi. Des corps très grands, très forts. Suspendus dans l’instant. Ou plutôt non. Figés dans le mouvement d’une seconde, qui ne passe pas, qui demeure, continuellement.
Et bientôt cette obsession des formes, une femme recroquevillée sur elle-même, un jeune homme tendu vers l’avant. Il se retient à quelque chose ou il chute ou il saute ? Les trois. Une même statue est réutilisée plusieurs fois dans des scènes différentes.
Et toutes les statues mènent à la porte des Enfers.

 


Encore mieux, une même statue est dupliquée et les sosies sont disposés sur un même socle. Leur mouvement n’est plus le même, ensemble leur mouvement communique.

Et l’on voit Rodin, obsédé par la forme, nouvelle, parfaite. Il croyait l’avoir trouvée dans le corps humain, mais non, cela ne suffit pas. Seule la forme importe, la beauté parfaite doit être forme avant d’être corps. Et il expérimente, buste amputé, éléments disparates assemblés, répétition encore, le très grand accolé au tout petit, la forme, la forme, oui, presque…

Rodin, L’exposition du centenaire, Grand Palais, 22 mars-31 juillet

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